BRUICHLADDICH


Bruichladdich - devant la distillerie
Bruichladdich - devant la distillerie

L’arrivée à la distillerie se fait par une route côtière à deux sens, avec quelques virages à ne pas prendre trop vite.

Comme tout le monde, je viens du côté de Bridgend.

Des moutons jonglent la route par endroit et ils sont habitués à traverser la route tous seuls, donc il faut faire attention dans les petites montées avec des virages et une visibilité très réduite.

 

De l’extérieur, la distillerie est sur la droite, on dirait une usine quelconque ; le « visitor center » à l‘abri des regards une fois dans la cour, est très grand, plein d’articles là aussi, des livres, des belles bouteilles de la maison.

 

Cette fois je n’ai pas choisi le tour standard mais seulement la dégustation de quelques versions dans la cave de vieillissement : je connais peu cette marque sauf le 15ans, c’est la bonne occasion de découvrir un peu les dessous de la production.

 

Et le choix s’avère payant : nous avons gouté la version classique Laddie Ten de 10 ans, puis une variante de Port Charlotte et une autre de Octomore. Sur ce dernier j’avais un avis avant même de le connaître, la faute aux commentaires plus ou moins élogieux sur Internet.

Et dans la mesure où l’on décrit comme un whisky très tourbé, on le classe vite fait dans la section « whisky pas bon ».

 

A la suite de la dégustation, mon avis a changé : comme quoi il n’y a pas de meilleur juge que soi-même.

 

 Port Charlotte et Octomore ont été deux belles surprises ; la notion de tourbe avait fourvoyé mon idée à leur sujet.

Quand on dit tourbe on dit Laphroaig.

Eh bien, non, pas du tout.Laphroaig c'est le médicinal, le sirop de la toux de l'arrière arrière grand-mère laissé au grenier au soleil.Là, oui, ça fait très Laphroaig.

 

Les deux whiskies sont très plaisants et crémeux, la tourbe donne une note céréalière et fruitée.

Ils frôlent les 58° mais sont d’une extrême douceur, je n’aurais pas dit ça la veille.

 

Petite visite, mai très instructive.