Un whisky japonais, sans l'être tout à fait.

 

En effet, il s'agit d'un blend composé de whisky écossais (malt) et de whisky canadien (grain) assemblé au japon, sur lequel on a payé des droits de douane pour le naturaliser japonais : d'ici à dire qu'il s'agit d'un whisky japonais il faut bien peser ses mots.

 

La couleur est un peu pâle, mais rien de bien grave, si la couleur était le symbole de la qualité, ça se saurait.

 

Dans le verre on voit la consistance : si vous faites tourner le whisky dans le verre, des larmes se forment tout au tour avec une nette démarcation des bords.

 

Au nez, rien.

Aussi simple que ça, rien.

 

De l'éthanol, on sent la puissance de la distillation mais sans plus, peut être une vague senteur d'amande, et encore.

 

En bouche, on sent la consistance vérifiée à l'intérieur du verre : c'est très plaisant, une sensation de caresse vous tapisse la bouche, avec une douceur bien présente.

 

Mais il y a toujours cette sensation de manque, d'absence de temps fort.

Il manque l'âme, le trait distinctif, le caractère qui marque la marque.

 

Ceci dit, le whisky est bon et... c'est tout.

 

Inutile d'aller plus loin pour chercher des arômes dont on peut lire la description par tel ou tel journaliste « whiskyteux ».

 

C'est un whisky à boire sans arrières pensées, pour avaler un trait de douceur sans se poser trop de questions métaphysiques : après, on aime ou on n'aime pas.

 

Sans un être un fan aguerri, je le trouve très doux, très léger, avec une finale assez courte mais plaisante.

 

Je dirais presque un whisky féminin, sans aucune commune mesure avec les gros costaud d’Écosse..

 

Mais, après tout, faut-il avoir gagné une statuette pour être un bon film ?

 

Note finale : 7/10

Prix moyen constaté : aux alentours des 50€