The Dalmore 18 ans


 

Compte tenu du grand âge de cette bouteille, je me verse mes deux verres et j'attends un bon quart d'heure avant de les goûter.

 

La couleur est superbe, on dirait de l'ambre liquide.

 

Au nez on sent à peine l'alcool, c'est comme un accompagnement subtil à des notes plus fruitées, presque chocolatées.

 

Les arômes sont très agréables, il y a de la puissance mais elle est toute en maîtrise.

 

Un soupçon de prune caresse le tout, c'est comme si on sentait la grand mère préparer une compote de prunes au lointain : du sucre et une pointe de citron, toute légère.

 

L'attaque en bouche est franche, l'alcool surgit de nulle part, au nez il avait joué au cache-cache. Il y a une puissance qui se développe peu à peu, avec beaucoup de grâce mais c'est implacable.

 

L'ajout de l'eau adoucit un peu cette force qui ne demande qu'à éclore.

 

Après 18 dans un fût, ça prend un peu de temps à s'ouvrir : en bouche il y a de l'onctuosité, c'est quand même très bon.

 

La finale est d'une longueur impressionnante, ça colle aux parois de la bouche et ça ne s'en va pas. Il y a du mordant dans la fin, les arômes s'accrochent au palais.

 

C'est sans doute un whisky d'après repas, il y a trop de matière pour être un apéritif, trop de consistance, trop d'épaisseur.

 

Globalement, je trouve que l'ajout d'eau enrichi davantage la texture soyeuse de ce whisky, sans pour autant en altérer la puissance.

 

Je ne fume pas de cigare, mais à mon sens au palais ça doit être une merveille, l'amertume du tabac doit épouser merveilleusement la tendresse de ce whisky.

 

Jim Murray y consacre deux misérables lignes : nous n'avons pas les mêmes goûts,

c'est sûr...

 

Prix: à partir de 120€

Note finale: 8/10