Au nez : le brûlé saute aux yeux et au nez, tellement c'est présent.

Et le sel aussi.

 

Jusqu'à là, rien d'anormal, c'est un whisky des îles pur et dur.

 

Il y a un côté fumé primitif, on sent le charbon, on voit sa couleur noir, on sent une présence herbacée tout au fond, au bout du tunnel.

Le côté salin sans doute.

 

C'est un whisky à boire en fin de dégustation, l'empreinte gustative risque de bétonner la bouche à tout jamais pour la soirée.

 

En bouche, on boit du charbon et une noté salée maritime s'installe après quelques secondes pour ne plus partir.

Il y a un côté citronnée, salin, qui se chevauche sur une note poivrée.

 

Je ne suis pas super fan de ce type de whisky mais là, je dois dire « chapeau ».

 

Le côté « storm », supposé apporter une foudre en bouche, me semble un peu exagéré.

 

C'est un whisky de caractère, un whisky qu'on ne boit pas tous les jours : à mon sens il faut le réserver pour le retrouver de temps en temps, près des whiskies plus ordinaires, moins affirmés.

 

C'est un type de bouteille qu'on apprivoise avec le temps et qu'on saura apprécier de mieux en mieux avec le passer des mois.

 

Une petite aération supplémentaire due à l'ouverture de la bouteille ne pourra qu'ouvrir davantage ses arômes et offrir plus des nuances aux amateurs.

 

D'ailleurs, l'ajout d'eau apport aussi son lot de surprises : le whisky est costaud et ne craint pas une cuillère et demi d'eau en son sein : la puissance et à peine amoindrie, le bestiau est bien là, debout.

 

Sa puissance alcoolique le rend apte à être dilué.

 

Très intéressant.