STRATHISLA 12 ans


Une bouteille très classique, une étiquette simple et une boite en carton tout à fait passe partout: on ne peut pas dire que ce whisky essaye de jouer dans la cour des pros du marketing, qui vous vendent tout d’abord une belle boite et ensuite, éventuellement, un bon produit.

 

Ici on joue la simplicité et on va à l’essentiel, le contenu.

 

Ce whisky est la colonne vertébrale du Chivas Regal, le whisky autour duquel on articule les autres composants pour sortir un blend mondialement connu.

 

Peu connu du grand public, un peu hors des radars de la plupart des amateurs de whisky.

Et pourtant…

 

Noyé dans un blend comme Chivas, ce Strathisla sait se montrer sous un autre jour tout seul ; il est bien meilleur d’ailleurs sous cet angle, il gagne en épaisseur en bouche et en arôme.

 

Au nez, on sent de la douceur avant tout, une douceur enveloppée dans des céréales et un zest de pain d’épices.

On sent qu’il y a de la matière, de la complexité. Pas étonnant en fait qu’il soit si important pour Chivas : il est solide, il y a de quoi articuler autour de sa structure olfactive plein de nuances différentes.

 

En bouche, l’attaque est souple, discrète.

C’est presque intrigant, ça se boit tout seul.

Ce n’est pas le meilleur whisky au monde mais il est dans la limite entre une puissance trop prononcée (façon Old Pulteney) et un calme olympien façon Cragganmore.

 

En bouche il est presque floral, un vrai whisky Speyside.

Rien à dire, c’est un excellent whisky à boire en apéro, il ne laisse pas une empreinte gustative trop prononcée comme pourrait le faire un whisky d’Islay. 

 

La finale est moyenne et délicieuse : c’est bon, tout simplement, sans trop en faire mais en étant assez présent pour s’en souvenir.

 

L’ajout d’eau semble ne pas apporter plus que ça ; il devient dangereusement plus buvable et, rappelons-le, le whisky est une drogue, il ne faut pas en abuser…

 

Note finale : 7/10

Prix généralement constaté : à partir de 45€.