Whisky d’entrée de gamme, voir bas de gamme, sans prétention.

 

L’étiquette à elle toute seule est déjà tout un programme : tout a été fait pour donner un look « scottish » à la bouteille et le résultat est bien décevant, ça sent l’arnaque.

Il y a même une fausse signature de monsieur Edwards & Co, va savoir de qui il s'agit. Un peu comme sur les bouteilles de single malt, où il y a la signature du master blender. Esprit de copie quand tu nous tiens...

Le top revient à la mention « matured in wood cask », comme si on pouvait vieillir un whisky dans un fut en inox.

 

Sir Edwards appartient au groupe Bardinet, qui détient aussi les marques de rhum Old Nick et Negrita : du bon marché produit à l’échelle industrielle, là où le rendement prime sur la qualité.

S’il y avait de la qualité dans ce whisky, ça se saurait.

 

Il y a un mélange d’anglais sur l’étiquette devant et du français sur l’étiquette derrière, mauvais signe. Cette dernière étiquette en français n’apporte aucune information digne de ce nom, sauf à nous dire qu’il s’agit d’un assemblage : de quoi et comment, on n’en saura pas plus…

 

Le whisky est certes un « scotch » mais est destiné exclusivement au marché français.

 

Bref, ça commence mal.

Quoi que : pour l’amateur averti ça commence mal, mais pour le client lambda qui achète cette bouteille attiré exclusivement par le prix, ça ne change pas grand-chose.

 

Le colorant a dû faire son chemin dans la bouteille, pour donner une apparence de qualité, une sorte de respectabilité et de faux semblant de whisky d’un certain âge, gage de qualité.

 

Au nez, rien d’autre que de l’éthanol, pas d’épaisseur, pas de consistance, pas de corps, pas de nuances : un whisky à mélanger à du coca ou, pour certains, à du jus d’orange. Dans ce cas, pas la peine d’aller plus loin dans le qualitatif, ce qui compte c’est alcool, la distillation dans sa plus simple expression.

 

Si vous mettez une goutte sur la main, on sent un poil de chêne et du sucre : le blend est vraiment un mélange de base, chipouille, beaucoup de whisky de grain sans doute, des restes infimes de single malts bien jeunes égarés quelques part en écosse. Le vieillissement a dû être fait dans des futs de cinquième remplissage, il n’y aucune note en arrière plan, c’est le plat pays, aucune nuance cachée.

 

En bouche ça se confirme : l’alcool picote les joues et puis c’est tout, ça s’en va aussi vite que c’est arrivé. C’est incroyable le manque de consistance, assez décevant.

 

C’est un whisky pas cher et pas trop bon, destiné exclusivement à être mélangé à d’autres liquides, sodas ou pas, peu importe, pourvu qu’il ne soit pas bu tout seul.

 

Note finale : pas la peine d’en mettre, parfois le silence est plus éloquent que certains mots.

 

Prix : pas cher mais c’est encore trop cher.