Mon whisky n°1: Laphroaig 10yo & Bunnahabhain 12yo


Deux facettes d’Islay dans un même verre…

 

L’union de deux "single malt" constitue toujours un "single malt", donc, place aux savants mélanges pour trouver LE whisky qui sort de l’ordinaire.

 

Le whisky étant une science qui sait marier de la technique et du flair, je vais tester des recettes maison que je ne trouve pas chez le caviste du coin.

 

En effet, je viens de mélanger deux whiskies diamétralement opposées (ne dit-on pas que les contraires s’attirent ?). Or, le nouveau single mal dans le verre est très intéressant.

 

Laphroaig ayant une empreinte aromatique forte, j’ai mélangé un quart de Laphroaig 10 ans et trois quarts de Bunnahabhain 12 ans. Je pars sur un 12 ans, on pourra ensuite étudier des variantes avec des whiskies plus vieux.

 

Au nez, les arômes de cerise confites de Bunnah dominent le débat : ou, si vous préférez, le sherry écrase la tourbe.

C’est épais, engageant, il y a un joli bouquet de fruits confits et une pointe d’agrumes. Une touche de raisins de Corinthe caresse l’ensemble.

 

En bouche, c’est la surprise : les notes acidulées de Laphroaig explosent au sens propre du terme, la tourbe s’affirme d’emblée mais dans un registre de douceur et de maitrise insoupçonné.

 

C’est très bon.

 

Le côté médicinal de Laphroaig n’est plus là, il est caché sous une belle couche de sherry mais reste néanmoins présent en sourdine.

Il y a vraiment une synergie qui s’opéré entre les deux whiskies et le résultat est très encourageant pour la suite.

 

La texture un peu huileuse du Bunnahabhain est présente et enveloppe le côté un peu « brut » du Laphroaig, c’est comme si on avait habillé un ours avec une écharpe en laine.

 

Je suis amateur des deux marques et ce nouveau « single blend » est l’illustration qu’on peut arriver à marier des arômes complexe et, de premier abord, incompatibles pour arriver à trouver une harmonie chimique très intéressante.

 

Il n’existe pas dans le commerce, mais chacun peut se le procurer facilement.