Voilà un bourbon américain.

Je ne suis pas particulièrement un fan des bourbons mais il faut bien se faire une culture en la matière, donc pas de problème pour déguster un bourbon, histoire d'améliorer la mémoire des goûts et des arômes.

 

Comme pour les scotch, je me verse deux verres dont un avec un tout petit peu d'eau, une cuillère à café, pas plus.

 

Je les laisse reposer quelques minutes.

 

Le premier verre, nature : au nez ça sent l'amande et l'alcool, il y a une touche de sucré en arrière plan, comme de la réglisse, avec un peu de solvant (hélas) et de la paille, un petit goût de blé toasté aussi, comme si on avait passé le blé au grill pain.

 

Je ne le trouve pas particulièrement intéressant.

 

L'ajout d'eau diminue la puissance de l'éthanol et ça renforce le côté sucré, c'est un peu comme si on avait ajouté un bonbon ou du barbe-à-papa dans le verre ; c'est à peine meilleur sans être tonitruant.

 

Ça reste quand même puissant.

 

En bouche c'est mieux qu'au nez mais ce goût de paille se renforce davantage et c'est justement cet arôme que je n'aime pas. C'est sec sans être amer.

Le goût de réglisse est là, perceptible après avoir avalé le whisky (tout en étant un bourbon, ils ont opté pour l'orthographe à l'écossaise).

 

Avec l'eau, c'est plus plaisant au palais, la force de l'alcool ayant baissé le whisky prend une dimension plus crémeuse sur l'attaque en bouche mais ensuite les 45% d'alcool se réveillent à nouveau.

 

Je trouve ce bourbon sans épaisseur, sans complexité, plutôt plat : de la puissance alcoolique sur un lit de paille.

 

Non, je n'accroche pas.

Et ce n'est pas la bouteille originale qui peut faire la différence.

 

La bouteille est proposée un peu partout à des prix raisonnables mais, à mon sens, il y a mieux pour le même prix, comme c'est souvent le cas pour les bourbons vs les scotch.

 

Note finale : 5/10