LONGMORN 16 ans


Une belle bouteille très bien présentée et habillée dans un coffret cartonné de belle facture.

La bouteille sort de l’ordinaire, c’est une présentation très classe qui laisse imaginer une belle suite qualitative.

Ça commence bien.

 

Au nez, ça sent les céréales et le sucre glace, avec un petit bouquet d’épices qui arrive progressivement.

Il y a de la complexité, de l’épaisseur, on sent qu’il y a de la matière olfactive à explorer. 

Il y a aussi une toute petite note herbacée, toute légère, qui flotte dans le verre : à peine présente mais bien là.

 

En bouche, l’attaque est plutôt franche, pas trop de texture huileuse comme j’aurais pu imaginer, après 16 ans de vieillissement.

Comme quoi, c’est le choix de la coupe à la distillation qui influence la texture que le vieillissement.

Mais je n’ai pas dit mon dernier mot.

Ce whisky cache bien son jeu.

 

J’ajoute un peu d’eau dans le verre, la petite bête est à 48°, autant aller chercher les nuances qui sont cachées quelque part que de me contenter d’une première salve d’arômes.

Visuellement, on voit que l’eau révèle une texture moelleuse bien cachée : on voit les trainées se développer progressivement et, effectivement, ce whisky gagne en douceur et en texture avec un tout petit peu d’eau. 

La sensation en bouche est bien meilleure, la force de l’éthanol a laissé la place à une force maitrisée et à une sensation de douceur enveloppante ; je retrouve la texture soyeuse, presque grasse, que je m’attendais à voir.

Les céréales sont toujours là, le sucre aussi mais la note herbacée s’est volatilisée.

Tant mieux.

 

L’eau a carrément modifié le profil aromatique du whisky : il est bien meilleur comme ça, aucun doute.

C’est très bon, voir très très bon.

Une belle bouteille à avoir dans son bar à whisky.

 

Note finale: 9/10

Prix moyen: à partir de 85€