Laphroaig 10 ans


Voilà un whisky qui marque les esprits.

 

Le monde des amateurs de whisky – qui ont voyagé un peu dans l'offre du marché – est divisé en deux : les « pour » Laphroaig et les « contre ».

 

Il s'agit d'un whisky qu'il faut goûter quand on a un peu d'expérience des arômes et des effluves d'un bon whisky ; en effet, si vous commencez votre découverte du monde du whisky par ce Laphroaig 10 ans vous prenez le risque de croire que le whisky est une boisson pour une petite caste d'initiés.

 

Mais revenons à notre dram écossais...

 

Au nez, ça sent la fumée et le foin, une touche de solvant industriel en sourdine, comme un vieux médicament laissé dans l'eau.

 

Ça marque les narines, c'est un ensemble d'arômes avec une empreinte olfactive inoubliable.

 

En bouche, ça confirme partiellement les impressions du départ : la fumée est bien là, présente, forte avec en plus des arômes de tourbe qui font surface.

L'ajout d'un peu d'eau le rend plus agréable.

 

La texture est assez plaisante : elle est forte et puissante mais reste assez maîtrisée et agréable.

 

C'est un whisky assez spécial et on comprend facilement pourquoi son goût ne laisse pas indifférent.

Si vous aimez boire une cigarette, c'est votre whisky.

 

La finale est longue et persistante, c'est un whisky à prendre en digestif, l'emprise de la fumée et de la tourbe est trop prononcée pour vous permettre de sentir n'importe quel autre goût dans votre bouche.

 

Si vous allez dans une dégustation et vous buvez du Laphroaig en premier, oubliez toute expérience gustative ensuite, votre bouche sera anesthésiée, impossible alors de découvrir les arômes des autres whiskies.

 

Ce n'est pas mon whisky préféré, mais il faut bien le goûter un jour, pour développer la sensibilité et la mémoire du palais.

 

Note finale : 6/10

Prix généralement constaté : à partir de 46€