Knockando 18 ans


 

La bouteille est présentée dans un tube cartonné de belle facture.

 

Parenthèse; si vous gardez vos bouteilles dans un buffet à la lumière, autant les garder dans leur tube, elles seront protégées des effets néfastes de la lumière (la lumière contribue à la dégradation de toute matière organique ; in fine, le whisky perdra son goût).

 

 

 

Le whisky est d'une belle couleur brune, ambrée, ça donne envie de le goûter.

 

 

 

Entre le moment où j'ai versé les doses et le début de la dégustation, il s'est passé un bon quart d'heure, le temps que les arômes s'ouvrent dans le verre.

 

On dit qu'il faut une minute de temps par année de vieillissement, je suis sur la bonne route.

 

 

 

Premier verre, nature sans ajout d'eau : au nez on sent l'éthanol et une touche d'amandes.

 

Une odeur dense, on sent des strates de senteurs mais pas moyen d'arriver à y mettre des mots pour les décrire.

 

L'effluve est dense, on sent presque de l'épaisseur qui flotte dans le verre.

 

 

Puis suit une belle consistance en bouche, presque du sirop.

 

Un goût d'amandes persiste dans le haut du palais et s'étale ensuite vers les bords arrière de la bouche - là où on avale - d'une manière presque astringente.

 

Après déglutition, l'alcool persiste en tâche de fond, c'est ce qu'on appelle la finale : une finale donc longue et plaisante. C'est bon.

 

 

 

Deuxième verre, une demi cuillère d'eau (l'idéal c'est l'eau de Mont Roucous, facilement disponibles dans n'importe quel supermarché) : la présence de l'alcool est moindre, l'odeur de l'alcool attaque moins le nez, tout en étant bien présent.

 

En bouche, il y a maintenant une douceur supplémentaire qui accompagne la texture légèrement moins huileuse qu'au départ.

 

 

La densité a gagné en nuances, l'alcool est dégagé vers le haut du palais et s'en va pour revenir en arrière goût quelques secondes après.

 

 

C'est mieux maintenant, le whisky est plus plaisant, moins agressif, plus doux.

 

Une note de sherry fait son apparition, elle se dégage de l'ensemble indéfini des strates du départ, un peu comme si le whisky révélait, avec le temps, ses trésors cachés.

 

Le travail des arômes après 18 ans en fût ne peut pas apparaître comme par magie en cinq secondes chronos.

 

Il faut laisser le temps au temps, ça fini par payer.

 

L'ajout d'eau est une excellente idée.

 

 

 

Troisième verre, une dose d'eau supplémentaire : les odeurs sont passées au deuxième plan, ils sont loin, très loin.

 

On sent du raisin de Corinthe, une petite touche sucrée au loin ; il y a comme du sucre glace dans l'air.

 

Il faut plonger le nez dans le verre et fermer les yeux ; un zest de vanille ?

 

Peut- être.

 

Oui, on dirait.

 

 

 

En bouche ça reste agréable, la texture un peu mielleuse est toujours là, sans aucun doute.

 

Avec l'ajout d'un peu d'eau on dirait qu'une touche boisée soit sortie des abîmes, tout en douceur.

 

L'alcool a disparu au palais, l'astringence n'est plus là, quoi que, c'est vraiment par petites touches légères.

 

 

 

Je mets une goutte de whisky sur la paume de la main : le boisé est plus présent sur la peau qu'un bouche, mais il est bien là, je ne me suis pas trompé.

 

 

 

Bilan : un whisky très très bon.Sans aucun doute.

Un de mes préférés d'ailleurs.

 

 

Si vous aimez les textures un peu soyeuses et veloutés, c'est votre whisky.

 

Il est d'une douceur exquise, comme du velours liquide, un régal.

 

Très agréable en bouche, il gagne en profondeur si vous ajoutez une cuillère à café dans votre verre.

 

Prix indicatif : entre 45€ et 50€.

Note finale : 10/10.