JOHNNIE WALKER Green Label


La bouteille est l’archi-connue bouteille carrée, mais nous voilà devant un Johnnie Walker qui sort un peu de l’ordinaire.

 

En effet, il ne s’agit pas d’une version standard du single malt maison, mais d’un assemblage de 4 single malt (Talisker, Linkwood, Cragganmore, Caol Ila).

Habituellement, dans un Johnnie Walker on trouve des malts (parfois plus d’une trentaine) et des whiskies de grain.

Cardhu est un peu l’âme des différents styles de Johnnie Walker.

Pas ici.

 

Les deux whiskies d’Islay donnent le fumé et le salé/marin, tandis que les deux autres bâtissent leur profil aromatique autour du malt.

 

Le résultat est un whisky moyennement puissant : c’est-à-dire qu’il a assez de caractère pour marquer les papilles sans pour autant en faire des tonnes.

 

Au nez, on sent sa force maltée, il y a une touche de pain d’épices et de sucre.

C’est très plaisant et l’éthanol domine un peu les débats.

 

En bouche, ça change un peu : le malt laisse la place à un côté sucré astringent et, de loin, on commence à sentir une touche de fumée toute petite, progressive.

On dirait que Talisker donne la force du fumé tandis que Caol Ila est le liant avec les deux autres composants, pour que l’ensemble soit homogène sans laisser un des blend prendre le pas sur les autres.

Linkwood est assez délicat mais il s’efface un peu face au Cragganmore, plus percutant.

 

L’ensemble est très bien balancé et les bouquets d’arômes s’alternent progressivement dans la bouche.

C’est un bon whisky.

Un très bon whisky.

 

La finale est assez longue, chaque single malt est toujours présent : c’est ce qui fait l’intérêt de ce blend de single malt, sans se perdre dans un nombre incalculable de composants qui à la fin perdent chacun leur identité.

 

Note finale : 8/10

Prix généralement constaté : à partir de 45€ en 70cl