Du pur jus de marketing, en bouteille.

 

Voilà ce que vous avez entre les mains.

 

 

On connaît plus les stars de la musique et leur photo avec une bouteille de « Jack » que le contenu de la bouteille.

 

Et on n'y perd pas beaucoup de choses.

 

 

Ce Tennesse whiskey (rien à voir avec un single malt, c'est même très loin) est LA référence en termes de marketing, et depuis longtemps.

Toutes les distilleries aimeraient avoir un produit phare comme celui-ci : un produit médiocre vendu par millions de litres dans le monde et qui se fait passer par un produit non pas particulièrement de luxe mais un produit « phare », une icône, un standing intemporel, notamment dans les soirées branchées des jeunes loups de la société web 2.0 où il n'est pas concevable de ne pas boire un whisky/coca avec du Jack Daniel's.

 

 

Et pourtant.

 

 

Au nez, rien de bien extraordinaire : c'est assez astringent, avec une note sucrée de mais et du caramel. Aussitôt sniffé, aussitôt parti, aucun souvenir olfactif au delà de 3 secondes.

 

On dirait du bourbon, ni plus ni moins, n'en déplaise aux puristes.

 

 

 

En bouche, ça rappelle vaguement la colle, vous vous souvenez, les bâtonnets de colle qui sentaient l'amande quand nous étions à l'école, celle dans les petits pot avec le petit pinceau (si vous voulez un vrai pot de colle en bouteille, alors optez pour le Jack Daniel's Single Barrel).

 

Ça serre légèrement les bords de la langue, ça pique un peu.

 

Les arômes sont très évanescents, il n'y a aucune consistance ni d'épaisseur.

 

C'est sucré, sans plus.

 

 

 

C'est un whiskey qui ne laisse pas de trace, éphémère, et qui se marie bien (façon de parler) avec une bonne dose de Coca Cola, pour prolonger le sucré du caramel du whisky avec le sucré du soda.

 

 

 

Bref, pas de quoi fouetter un chat.

 

Si on le goûte, c'est bien, si on ne le goûte pas, on arrivera à survivre...

 

A prix égal, il y a bien mieux en circulation.

 

 

 

Note finale : 5/10

 

Prix : à partir de 26/27€