BOWMORE 15 ans Darkest



Une belle bouteille typique de cette distillerie, avec un whisky d’une belle couleur ambrée. 

 

La finition dans des futs de sherry Oloroso donne cette couleur, avec l’aide sans doute d’un peu de colorant pour le rendre plus crédible aux yeux de ceux qui pensent que la qualité d’un whisky est liée à sa couleur. 

 

C’est incroyable de constater l’écart qu’il y a entre la façon de travailler des équipes à Bowmore et l’image marketing qu’on bâti autour d’un produit : une fois qu’on a visité la distillerie, plus besoin de lire une étiquette plus ou moins exotérique nous parlant d’un tas de nuances qu’on ne captera jamais dans notre bouche.

 

Bref.

 

Au nez ça pique, c’est un whisky qui marque sa présence.

En même temps il y a une douceur latente, cachée quelque part mais bien là. Des nuances de raisin, oui, c’est ça, vous savez, les sultanines, les toutes petites assez douces.

 

En bouche, bye-bye la douceur, nous voilà dans des terres brulées, ça sent la fumée à fond, presque un vent de tabac, la cigarette du voisin qu’on respire les poumons grands ouverts.

On dirait que Bowmore essaie d’imiter Lagavulin.

 

Une pointe d’amertume clore cette sensation âpre qui se dégage.

 

On aime, on n’aime pas.

Ce n’est pas forcément un goût agréable, aux premiers abords, mais avec le temps on arrive à y trouver un certain intérêt. 

 

Ce n’est pas le whisky à faire gouter à l’amateur qui souhaite se lancer dans la découverte de ce breuvage, mais bien un whisky à gouter dans le temps avec un peu de mémoire des nuances des autres whiskies, pour comparer et situer cette bouteille par rapport aux autres.

 

Comme c’est souvent le cas pour ces whiskies fumés, pas la peine de le boire en apéro, l’empreinte en bouche est persistante et risque de gâcher votre repas.

 

Par contre, pour les amateurs de cigares, ça doit être un excellent compagnon de voyage.

La finale est longue, comme on s’y attendait. Et asséchante, un peu comme quand on boit un vin très tannique.

 

En conclusion, c’est un bon whisky à ne pas mettre dans les mains du premier venu, au risque de le dégouter à jamais d’une éventuelle approche du whisky en général.

Un Bowmore un peu spécial, qui sort de l’ordinaire.

On est sensés sentir des arômes de chocolat, je cherche toujours…marketing, quand tu nous tiens…

 

Note finale : 7/10

Prix généralement constaté : à partir de 70€