La procédure de dégustation est toujours la même : une petite dose de whisky dans deux verres.

Pas de rajout d'eau dans le premier, une demi cuillère à café d'eau dans le deuxième; une autre moitié au cas où.

 

Ainsi, je peux juger de l'influence de l'eau de manière progressive et, pour chacune de mes bouteilles, j'aurais défini la bonne dose pour le futur.

Il y a des whiskies qui se prêtent au jeu de la dilution, d'autres pas. A chacun de trouver sa voie, ce qui compte c'est son propre point de vue.

Une règle empirique donne une minute d'attente par année de vieillissement; si vous vous versez un scotch de 12 ans d'âge, il faut attendre un petit quart d'heure.

C'est vrai, ce n'est pas vrai peu importe: je trouve que le whisky, après tant d'années dans un fût puis dans une bouteille mérite bien qu'on lui laisse un peu de temps pour s'ouvrir.

C'est un peu la même chose pour le vin: goutez un pomerol à la sortie de la bouteille après l'avoir débouchée ou bien laissez lui le temps de s'aérer, vous ne gouterez pas le même vin. 

 

Plus le whisky titre haut, plus il y a des chances que la dose d'eau soit conséquente. En effet, l'effet anesthésiante de l'éthanol à fort pourcentage risque d'endormir carrément le palais et rendra les dégustations aveugles.

Un Aberlour A'bunadh à 60% est une bombe qu'il faut apprivoiser, le boire "nature" c'est comme boire un Ricard sans eau.